Le nombre de jobs relatifs à la blockchain a triplé en à peine un an sur Linkedin

La demande explose pour les personnes qui ont des compétences qui permettent de maîtriser la technologie à la base des crypto-monnaies. Tous les secteurs d’activité sont concernés : les fintech, la foodtech, l’industrie, les jeux…

Il y a plus de 1000 start-up blockchain, sans compter les entreprises bien établies qui recrutent également pour porter leur projets de transformation numérique.

Les meilleurs ingénieurs maîtrisant les technologies de la blockchain peuvent prétendre à un salaire de plus de 250 000 $/an selon Jerry Cuomo d’IBM : “C’est la fourchette haute de ce que peut gagner un vraiment bon consultant ou ingénieur logiciel.”. Au delà de ces exceptions, il est est clair que l’explosion du nombre de start-up dans le domaine de la blockchain et la complexité de la technologie blockchain crée une distorsion du marché de l’emploi avec une demande très supérieure à l’offre, et donc des salaires tirés vers le haut.

Qui recrute dans la blockchain ?

Les start-up blockchain et les consortiums

Les embauches dans ce type d’entreprises sont évidemment nombreuses. Que ce soit celles qui fournissent les bases de la technologie, comme Ethereum ou IOTA, ou encore les entreprises spécialisées dans les applications métier, comme Civic ou Everledger ou encore toutes celles qui lèvent des fonds au travers d’ICO en créant des tokens.

Les grandes sociétés

IBM et Microsoft créent des produits pour soutenir le développement de la blockchain avec des solutions du type «Blockchain As A Service» intégrés dans leurs portefeuilles cloud. D’autres ont rejoint le projet open source Hyperledger comme Intel et Fujitsu.

Les banques et des entreprises du secteur financier

Barclays a été particulièrement actif dans le domaine de la Blockchain, aux côtés d’UBS, Santander, BBVA… Le Néerlandais ABN Amro a récemment annoncé qu’il constituait une équipe pour travailler sur la blockchain. Et ce ne sont pas seulement les banques. Visa, Reuters, Airbnb ont constitués des équipes de spécialistes Blockchain et Bitcoins.

Les gouvernements

Les conseillers scientifiques, économiques où digitaux de plusieurs gouvernements commencent à publier des rapports sur le potentiel de cette technologie et de l’impact sur le pays. Divers cas d’utilisation sont discutés et des groupes d’étude se forment un peu partout.

Les ESN

Toutes les grandes entreprises de conseil et de services numériques constituent des équipes blockchain pour conseiller leurs clients sur ce qui devrait être une technologie au coeur de la transformation numérique. Deloitte a acquis la start-up Rubix, PwC a recruté une équipe de Bitnet, Capgemini prévoit d’avoir une équipe de spécialistes et KPMG a également embauché.

Les industriels

Le secteur industriel commence à s’y mettre. Les entreprises innovantes font de la veille, réalisent des Proof Of Concept, des prototypes et commencent à intégrer cette technologie dans leur portefeuille de projets. C’est le cas de Wallmart par exemple.

Trouver un job dans la blockchain

Pour les passionnés de blockchain qui n’ont pas encore choisi pour qui travailler, voici les meilleurs jobboard dans le domaine.

:link: Blocktribe 206 jobs non pourvus.

:link: Angel List blockchain jobs 353 start-up recrutent dans le domaine de la blockchain

:link: UpWork blockchain jobs 355 offres de missions pour des freelances

:link: Linkedind blockchain jobs 111 annonces uniquement en France et plus de 1000 au niveau international

Et sinon, il suffit de sélectionner votre boite sur CryptoCurrency Market Cap et d’aller sur leur page recrutement.

La blockchain est un domaine qui recrute à mort, surtout si tu es développeur, que tu es ‘fluent in English’, et que tu as déjà fait des pull request sur le repo github d’une crypto ou d’un token quelconque. Si tu es très fort pour trouver des bugs, pratiquement toutes les sociétés dans le domaine de la blockchain proposent un programme de bug bounty (récompenses).


Notes et références

Données collectées le 11/09/2017.